Chiffre du mois : la forêt compense 9 % de nos émissions de gaz à effet de serre
La forêt et les sols forestiers absorbent 9 % de nos émissions de gaz à effet de serre. Un chiffre du ministère de l'Agriculture, utile à connaître, mais qui se lit avec ses limites.

Chaque mois, TerroirInvest.fr met en avant un chiffre issu d'une source publique. Ce mois-ci, la place de la forêt dans le bilan national : 9 %. Selon le ministère de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, la forêt et les sols forestiers compensent 9 % de nos émissions de gaz à effet de serre.
Derrière ce chiffre, une réalité physique simple : un arbre capte du CO2 pendant sa croissance, et le sol qui l'accueille stocke du carbone sur le long terme. L'ensemble forme ce que l'on appelle un puits de carbone.
Ce que ce chiffre mesure, et ce qu'il ne mesure pas
Le 9 % publié par le ministère porte sur la forêt au sens large : les arbres, mais aussi les sols forestiers, qui concentrent une grande partie du carbone stocké. Ce puits vient en déduction des émissions nationales. Il compense une part de nos émissions, il ne les annule pas : le levier principal reste la réduction des émissions elles-mêmes.
- Les 9 % couvrent l'absorption par les arbres et par les sols forestiers, et non l'ensemble des puits naturels français.
- Ce montant est une moyenne nationale : il peut varier d'une année à l'autre, notamment selon les aléas climatiques.
- Compenser ne dispense pas de réduire : les deux leviers avancent ensemble, l'un ne remplace pas l'autre.
Un puits qui dépend du vivant
Un puits de carbone forestier n'est pas une constante. Sécheresses, incendies, tempêtes et dépérissements peuvent réduire l'absorption d'un massif, voire transformer temporairement une parcelle touchée en source d'émissions. La capacité de la forêt à jouer son rôle dépend donc de sa santé et d'une gestion conduite dans la durée.
C'est aussi ce qui intéresse l'investisseur : un patrimoine forestier entretenu produit du bois, accueille de la biodiversité et participe au stockage du carbone. Ces éléments ne préjugent d'aucune performance financière, et l'investissement forestier reste exposé à un risque de perte en capital, à une liquidité limitée et aux aléas climatiques. Pour une approche collective, la souscription de parts de Groupement Forestier d'Investissement (GFI) est l'une des formules existantes.
Source : Ministère de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, « La forêt française en chiffres ».
