Incendies forestiers : où en est le GFI Epiforêt 1 ?
Après un été 2026 marqué par plusieurs épisodes de feux importants, Epicure AM fait le point sur ses massifs : aucune forêt du GFI Epiforêt 1 n'a été touchée. Retour sur la couverture assurantielle, la politique d'acquisition et la gestion durable qui limitent l'exposition au risque incendie.

L'été 2026 a de nouveau placé le risque incendie au centre des préoccupations des investisseurs forestiers. Epicure AM, société de gestion agréée par l'AMF sous le numéro GP-21-00011, vient d'adresser un point de situation aux associés du GFI Epiforêt 1.
Le message principal est rassurant : à ce jour, aucune des forêts détenues par le groupement n'a été impactée par les incendies de l'été. Au-delà de ce constat, la lettre détaille les trois niveaux de protection mis en place : la couverture assurantielle, les critères de sélection à l'achat et la gestion forestière dans la durée.
Une couverture assurantielle systématique
L'ensemble des forêts du GFI est assuré contre les risques d'incendie et de tempête, et cette couverture est mise en place avant même la signature définitive de chaque acquisition.
Au-delà de l'assurance, chaque massif fait l'objet d'un suivi régulier et d'une gestion adaptée à ses caractéristiques propres : essences présentes, topographie, accessibilité, sensibilité au stress hydrique.

Remettre l'été 2026 en perspective
Les incendies de forêt sont devenus un phénomène récurrent en France comme en Europe, et l'été 2026 n'a pas fait exception, avec des conditions météorologiques exceptionnellement chaudes favorisant la propagation des feux.
Ce risque n'est toutefois pas nouveau : il est inhérent depuis toujours à l'investissement forestier. Dès 1949, les Landes ont connu des incendies sur des surfaces au moins équivalentes à celles des épisodes récents. La différence se joue aujourd'hui sur les moyens de prévention et sur la qualité de la gestion.
Une politique d'acquisition construite autour du risque
Le premier levier de maîtrise du risque se situe à l'achat. Epicure AM applique plusieurs critères de sélection systématiques :
- Exposition géographique : aucune acquisition dans l'arc méditerranéen ni dans le sud-ouest, les deux zones structurellement les plus exposées ; - Surfaces unitaires maîtrisées, avec une préférence pour des massifs de taille limitée permettant une large diversification géographique ; - Diversification des essences forestières, feuillus et résineux ; - Sols présentant une bonne capacité de rétention en eau ; - Pluviométrie moyenne annuelle supérieure à 850 mm par an ; - Bonne accessibilité des massifs, qui facilite à la fois l'intervention en cas de sinistre et la gestion quotidienne.
Cette grille de lecture explique la géographie du portefeuille : Yonne, Limousin et plus largement des régions à pluviométrie confortable, loin des zones de tension climatique estivale.

La gestion durable, premier facteur de résilience
Une forêt suivie, entretenue et gérée dans la durée résiste mieux aux différents aléas, incendie comme sécheresse ou ravageurs. La prévention passe par des gestes concrets : débroussaillage régulier, gestion des essences et des densités, entretien des pistes et de la desserte.
C'est ce travail de terrain, mené avec les experts forestiers partenaires, qui protège dans la durée à la fois le patrimoine forestier et l'investissement des associés. Comme le rappelle Philippe Chevrier, président d'Epicure AM, l'objectif est de préserver et faire fructifier ce patrimoine dans une perspective de long terme.
Ce que cela signifie pour un investisseur
Le risque incendie ne disparaît pas, mais il se pilote. Trois questions méritent d'être posées avant toute souscription en groupement forestier : où sont situés les massifs, comment sont-ils assurés, et qui en assure la gestion opérationnelle au quotidien.
Rappelons enfin que les performances passées ne préjugent pas des performances futures et que l'investissement en GFI comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité limitée des parts.
